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HISTORIQUE

 

La collégiale dans le centre ville porte aujourd'hui son nom.

Époque ducale (933-1204)

La tour des prêtres, dernière tour du château de Mortain encore visible aujourd'hui.

En 993, Guillaume Longue-Épée prend possession de Mortain, il est le probable fondateur du château (en bois à l'origine). C'est à l'époque de Guillaume Longue-Épée que fut mis en place le comté de Mortain. Le premier comte fut Mauger de Normandie (fils du duc Richard Ier).

Article détaillé : Liste des comtes de Mortain.

Le deuxième comte de Mortain, Guerleng, prit part à la révolte contre Guillaume le Bâtard qui deviendra plus tard Guillaume le Conquérant. Guillaume mit fin à la révolte et destitua Guerleng du comté de Mortain pour mettre son demi-frère Robert de Conteville à sa place. Le comté avait une situation stratégique importante aux portes de la Bretagne et du Maine qui étaient hostiles au duché de Normandie. Mortain était à cette époque une ville fortifiée de premier plan. La juridiction du comté s'étendait sur la quasi totalité de l'actuel département de la Manche et sur une partie de l'Orne et du Calvados.

Stèle commémorant le départ de Robert à la guerre en 1066

Robert de Mortain participa à la conquête de l'Angleterre aux côtés de son demi-frère. Une stèle commémorant cet évènement est aujourd'hui visible sur la place du château : « Moi Robert par la grâce de Dieu comte de Mortain suis parti à la guerre portant l'étendard de St Michel - 1066. » Suite à la victoire des Normands, la cour du comte Robert de Mortain devint une des plus brillantes d'Europe.

En 1082, le comte Robert, devenu richissime à la suite de la conquête du royaume d'Angleterre, fonda la collégiale Saint-Évroult sur les conseils de son chapelain Vital de Mortain (ermite et conseiller du comte Robert). Le comte Robert fut également à l'origine du collège de Mortain, l'un des plus vieux de France. Un autre ermite important dans le Mortainais vécu sous Robert, il s'agit de saint Guillaume Firmat. Ses reliques sont aujourd'hui conservées dans la collégiale.

En 1105, une abbaye fut fondée près de l'église paroissiale du Neufbourg. Adeline en fut la première abbesse sous la direction de son frère Vital, évoqué ci-dessus.

La bataille de Tinchebray en 1106 permit au roi d'Angleterre Henri Ier de s'emparer du comté de Mortain et de son château. Le comte Guillaume (fils de Robert de Mortain) qui soutenait Robert Courteheuse, duc de Normandie, fut fait prisonnier. Le comté de Mortain fut alors sous domination anglaise jusqu'en 1204.

En 1120, Adeline et ses religieuses quittent l'abbaye du Neufbourg pour édifier l'abbaye Blanche à l'emplacement où nous la connaissons aujourd'hui. Le nom de cette abbaye provient de l'habit blanc que portaient les moniales.

Vers 1204, le roi de France Philippe Auguste envahit la Normandie et rattacha ainsi le comté de Mortain à la couronne de France.

La guerre de Cent Ans

Pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse de Mortain tombe avec la Normandie entre les mains des Anglais. Elle fut reprise en 1449 par les Français.

Époque moderne

Les guerres de religion ont provoqué quelques évènements à Mortain. Les huguenots attaquèrent Mortain le 6 mars 1562. Ils mirent le feu à la ville et notamment à la collégiale.

Le 24 juillet 1613, Mademoiselle Marie de Montpensier établit un ermitage sous l'invocation de saint Michel sur les hauteurs de la Montjoie d'où on peut apercevoir le mont Saint-Michel. L'ermitage s'effondra pendant la Révolution.

Époque contemporaine

Le 23 août 1789, la paroisse de Mortain et la paroisse du Rocher s'unissent en une seule municipalité. Le premier maire est M. Le Sacher de la Palière. Mortain fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Le 24 décembre 1795, la ville est attaquée par des Chouans. Les combats furent très meurtriers mais les Chouans ne purent s'emparer de Mortain.

La chapelle Saint-Michel appelée aussi « petite chapelle » a remplacé l'ancien ermitage de la Montjoie. la chapelle a été bénie en 1852. Cette construction est une initiative menée par Hyppolyte Sauvage et l'abbé Eugène Gervais.

Le cimetière de Mortain contient les tombes de dix-huit soldats belges morts au cours de la Première Guerre mondiale.

Le site de la petite chapelle fut au cœur des combats acharnés en août 1944 lors de la contre-attaque de Mortain et la ville fut en grande partie détruite.

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